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13/06/2016

EUROPE , TAFTA : ENCORE UNE NEGOCIATION SANS LA FRANCE

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.(Philippe Juvin)

Depuis 2013, les Etats-Unis et l’Union européenne négocient un projet d’accord commercial : l’accord commercial transatlantique (TAFTA).

François Hollande, sachant le sujet impopulaire en France, adopte depuis quelques jours une posture martiale en clamant dans une syntaxe approximative : « A ce stade, la France elle dit non dans l’étape que nous connaissons des négociations commerciales inter­ nationales ». Ouf...

Mais le vrai sujet est que François Hollande se réveille tard dans la négociation : depuis plusieurs années, la Commission négocie au nom des Européens. Or, à aucun moment la France n’a tenté de peser sur les négociations. Absent et donc inutile, François Hollande veut se faire maintenant passer pour l’intransigeant défenseur des acquis. Nécessité de a er l’antiaméricanisme de la vieille gauche française. Espoir de ra er quelques voix en vue des présidentielles.

L’occasion lui a pourtant été récemment o erte de vraiment défen­dre ses positions. Le Président Obama est venu en Europe pour discuter du TAFTA. Certes, il n’a malheureusement pas jugé bon de passer par Paris, dont le poids est désormais jugé à sa juste valeur : insignifiante. Invité à une session de rattrapage en présence du pré­sident américain, François Hollande aurait pu manifester la position de la France. Il aurait pu se montrer aussi décidé qu’il l’est devant les auditoires du parti socialiste, sans contradicteur. Il aurait pu ta­ per du poing sur la table et poser ses conditions. Bref, il aurait pu montrer qu’il y croyait. Pourtant il n’a rien dit. Il a même expressé­ment refusé que cet accord commercial soit évoqué.

Effectivement, quand on est le mauvais élève, absent de toutes les négociations depuis quatre ans, on est faible et on sait qu’on ne peut que se taire.

Plutôt que de s’opposer à l’accord, il aurait pu tenter de l’infléchir. Car le TAFTA, s’il était bien négocié, créerait des milliers d’emplois et ouvrirait de nouvelles opportunités aux entreprises françaises et européennes.

Encore faudrait ­il que la France existe. Encore faudrait ­il que le président préside. Encore faudrait ­il que nous soyons respectés. Encore faudrait ­il..........

(Philippe Juvin, Député européen 92-LR)

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