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20/06/2016

VIRGINA RAGGI DU MOUVEMENT 5 ETOILES , ELUE MAIRE DE ROME

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Le Mouvement 5 étoiles s'empare deux grandes villes d'Italie, Rome et Turin, infligeant un véritable camouflet au Parti démocrate du chef du gouvernement Matteo Renzi.

Virginia Raggi (37 ans) est devenue dimanche soir la première femme élue maire de la capitale italienne tandis que son parti, le «Mouvement 5 Etoiles» (M5S), remporte également la mairie de Turin. À 23h45, le candidat malchanceux du parti Démocrate à Rome, Roberto Giachetti, a pris acte de sa défaite, dont il s'est attribué l'entière responsabilité, et a souhaité bonne chance à sa rivale Virginia Raggi. L'écart entre les deux tours s'est accru et la candidate du M5S a obtenu environ 67% des suffrages exprimés, soit plus du double de celles recueillies par Roberto Giachetti.

Les commentateurs interprétaient ce vote comme une protestation des électeurs romains après les scandales de corruption et de mafia qui ont émaillé la précédente administration de gauche de la capitale. «C'est une nouvelle ère qui commence avec nous», a déclaré Virginia Raggi. «Nous travaillerons à redonner légalité et transparence aux institutions de la ville.» Pendant sa campagne, elle est cependant restée discrète sur son programme pour redresser une ville étouffée par une dette de plus de 12 milliards d'euros.

 

 

Avec 54% des suffrages, une autre femme, la jeune économiste de 31 ans Chiara Appendino, balaie à la surprise générale le maire démocrate sortant de Turin, l'ancien ministre Piero Fassino. Ce dernier a dénoncé l'appel de la Ligue du Nord de Matteo Salvini, allié du Front national français, à voter pour les deux candidates du M5S afin de battre Matteo Renzi.

Renzi a exclu de démissionner

À Naples, le maire sortant Luigi de Magistris, un magistrat de 48 ans appuyé par une coalition de quinze formations civiques et d'extrême gauche, semblait en passe de conserver la mairie face au candidat de droite, le candidat du PD ayant été battu dès le premier tour. Le centre droit ne remporte aucune des cinq plus grandes villes d'Italie dont la mairie était à pourvoir, mais il a réussi à prendre Trieste au centre gauche.

Consolation pour Matteo Renzi, le parti Démocrate reste aux commandes à Milan, la capitale financière, ainsi qu'à Bologne, où il a battu ses adversaires traditionnels de centre droit.

Ces résultats représentent une percée majeure pour le M5S, de l'humoriste Beppe Grillo. De son côté, Matteo Renzi avait exclu de démissionner dimanche dans tous les cas de figure. À la place, il s'est engagé à se retirer de la vie politique si ses réformes, qui prévoient notamment la réduction des pouvoirs du Sénat, sont rejetées par les électeurs au mois d'octobre. Le chef du gouvernement estime que ses réformes apporteront la stabilité au pays et mettront fin à la valse des gouvernements.

Pour ces élections partielles, qui concernaient près de 9 millions d'électeurs dans un peu plus d'une centaine de villes, la participation, déjà en berne au premier tour, a accusé un nouveau coup, à Rome comme ailleurs, dépassant à peine les 50% selon le ministère de l'Intérieur.

 

 

 

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(source LeFigaro.fr /Richard Heuzé)

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