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27/06/2016

L'ICONOCLASTE BORIS JOHNSON , FAVORI POUR REMPLACER DAVID CAMERON

 

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VIDÉO - Chef de file du camp du Brexit, l'ancien maire de Londres espère succéder à l'actuel premier ministre britannique qui a annoncé sa démission ce vendredi matin.

«Nous pouvons trouver notre voie dans ce monde nouveau». Après la victoire du Brexit, Boris Johnson a pris la parole. «Je crois que c'est une incroyable opportunité: nous allons pouvoir voter nos lois et fixer nos impôts en fonction des besoins économiques de notre pays», a-t-il ajouté devant la presse. L'ancien maire de Londres et chef de file du camp du «Out» est pressenti pour remplacer le premier ministre David Cameron, qui remettra sa démission dans trois mois. Il n'est néanmoins pas le seul dans la course. Michael Gove, ministre de la Justice et «Brexiter», pourrait aussi faire partie des favoris.

 

Durant toute la campagne, le bouillonnant «BoJo» a multiplié les phrases choc, sans craindre l'outrance. En mai, il a affirmé que Bruxelles se comportait comme Adolf Hitler en essayant de créer un super-État. Cette stratégie s'est avérée payante. Il a aujourd'hui de grandes chances de s'imposer comme le leader national qu'il aspire à devenir depuis sa plus tendre enfance. Retour sur une figure peu consensuelle, parfois accusée d'opportunisme.

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• Boris, dit «le bouffon»

Avec son habituelle tignasse blonde en bataille, une posture légèrement voûtée, des costumes froissés, l'intéressé n'a guère l'apparence d'un futur premier ministre. «J'ai autant de chances de devenir premier ministre que de me réincarner en olive. Ou d'être décapité par un frisbee», aimait-il plaisanter quand il était questionné sur le sujet. Son goût prononcé pour les blagues et son sens de la répartie lui ont longtemps valu le surnom de «Boris le bouffon». Qu'importe, l'intéressé aime se mettre en scène et n'a pas peur du ridicule. En 2012, à l'occasion des JO à Londres, il était resté coincé de longues minutes au milieu d'une tyrolienne. Boris Johnson essaie ces dernières années de se bâtir une stature plus sérieuse, sans pourtant se départir de la bonhomie qui fait son succès.

• Des apparences trompeuses

 

Comme David Cameron, de deux ans son cadet, il est passé par les prestigieux Eton College et Oxford. Crédits photo : WILL OLIVER/AFP

Le conservateur a beau cultiver une image excentrique, il n'en reste pas moins un pur produit de l'establishment. Né à New York en 1964, Alexander Boris de Pfeffel Johnson vient d'une famille anglaise huppée. Il a passé une partie de son enfance Bruxelles où son père travaillait à la Commission européenne. Le jeune Boris a connu les meilleurs établissements. Comme David Cameron, de deux ans son cadet, il est passé par les prestigieux Eton College et Oxford. Au cours de ces études, Boris sera élu au glorieux poste de président du club de débat Oxford Union. À l'université, les deux étudiants se côtoieront au Bullingdon Club, réservé à une turbulente jeunesse dorée. De cette époque, naîtra une longue rivalité entre eux. Encore aujourd'hui, Boris aime taquiner David en lui rappelant son surnom d'alors: «petit Cameron».

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• Un passé de journaliste

À sa sortie d'Oxford, Boris Johnson débute comme consultant en management. L'expérience ne dure qu'une semaine. «Je ne pouvais pas regarder la présentation d'une courbe de résultats sans perdre conscience», se souvient-il. Il se lance alors dans le journalisme. Mais, à peine moins d'un an après son embauche au Times, il est licencié pour avoir falsifié une citation. Il rebondit au Daily Telegraph où il officiera de 1989 à 1994 comme correspondant à Bruxelles. Il se fait un nom grâce à un ton irrévérencieux qui contraste avec ses confrères au point de devenir «le journaliste favori» de Margaret Thatcher. Boris Johnson deviendra ensuite rédacteur en chef de l'hebdomadaire politique The Spectator. Son ami et ancien propriétaire du journal, Conrad Black, garde de lui le souvenir d'«un renard rusé déguisé en ours en peluche».

« Un renard rusé déguisé en ours en peluche.»

Son ami et ancien propriétaire de «The Spectator.», Conrad Black.

• Un bilan mitigé à Londres

Avant de se lancer en politique, Boris Johnson se fera d'abord un nom auprès des Britanniques en courant les plateaux de télévision. Après une première tentative infructueuse en 1997, il est élu député conservateur en 2001. Trois ans plus tard, tout le monde le pense fini. Il est éjecté du shadow cabinet de l'opposition pour avoir menti sur une affaire extraconjugale avec une journaliste. Il ne devra son salut qu'à l'arrivée de David Cameron à la tête des tories. Avec le soutien de ce dernier, il gagne la primaire du parti pour se présenter en, 2008, à la mairie de Londres. La course paraît perdue à l'avance mais Boris crée l'exploit et acquiert une stature nationale. Il est réélu en 2012, malgré un bilan jugé assez «maigre» par certains. Fin communicant, il s'attribuera quelques réussites emblématiques, comme les «Boris bikes» ou les Jeux olympiques, deux dossiers pourtant lancés sous le mandat de son prédécesseur travailliste, Ken Livingstone.

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