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23/11/2017

STRESS ET MAL AU DOS INTIMEMENT LIÉS

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Le mal au dos, synonyme de ras-le-bol et de stress? L’expression, très populaire, «en avoir plein le dos» tendrait à le démontrer. C’est aussi ce que prouvent plusieurs études, dont celle tout récemment publiée par des chercheurs japonais: sur un échantillon de 18 000 patients, face à un travail qui déplaît ou se révèle stressant, la tendance à souffrir de lombalgies et de sciatiques augmente de façon significative.
D’où vient donc ce lien entre stress et mal de dos? Entre autres, de tensions musculaires liées au stress, qui peuvent aller jusqu’à bloquer complètement le dos au niveau des épaules ou des lombaires. «Les muscles sont riches en terminaisons nerveuses, et lorsque le cerveau en situation de stress transmet trop d’informations aux nerfs, ils se trouvent alors saturés, explique le Dr Gilles Mondoloni, médecin ostéopathe et acupuncteur, auteur de Stop au mal de dos, aux éditions Solar. Le muscle va y répondre par une crispation, une contraction musculaire, qui peut être la cause d’une douleur locale ou d’une douleur projetée.»
Trop de stress et tensions musculaires

En outre, le stress chronique est connu pour déclencher la libération de substances favorisant les inflammations, d’où de possibles poussées d’arthrose, à l’origine de lombalgies. Du reste, comme le détaille une récente expertise collective de l’Inserm, il n’existe pas moins de quatre liens entre le stress et les troubles que l’on qualifie de musculosquelettiques.
L’un concerne l’augmentation du tonus musculaire, étudié en 2007 par le Norvégien Kristian Nilsen et ses collaborateurs. Afin de mieux décrypter l’effet du stress sur les troubles musculosquelettiques, il a soumis une quarantaine de personnes - en majorité des femmes - à une petite expérience. Après avoir répondu à une série de questions prouvant qu’ils étaient en bonne santé, les volontaires ont dû effectuer pendant une heure une tâche stressante face à un écran d’ordinateur. Des indicateurs de stress ont alors été enregistrés, rythme cardiaque, tension, transpiration de même que le tonus d’un certain nombre de leurs muscles. Enfin, une fois la tâche terminée, la quarantaine de participants ont été interrogés sur les douleurs qu’ils ont ressenties.
Plusieurs pistes pour expliquer les mécanismes de la douleur

Au final, 64 % des personnes étudiées ont eu davantage de douleurs après le test. Et même si l’équipe de Nilsen ne retrouve pas un certain nombre de corrélations entre stress et douleurs, le stress semble bien aller de pair avec des tensions musculaires dans les trapèzes. De plus, l’Inserm dénombre au moins trois autres voies pouvant être à l’origine de douleurs musculaires ou articulaires. Par exemple, la libération d’adrénaline et de noradrénaline en cas de stress, deux hormones qui augmentent la fréquence cardiaque et le rétrécissement du diamètre des petites artères, soit une vasoconstriction, qui entrave la réparation de lésions et diminue l’évacuation des déchets musculaires et peut donc être source de fatigue et de douleurs musculaires.
Ou encore, la sécrétion de cytokines, des substances favorisant voire provoquant l’inflammation des tendons, des muscles et des articulations. Les hypothèses ne manquent pas et font toujours l’objet de recherches. Mais si les mécanismes en cause ne sont pas encore clairement élucidés, il est un phénomène qui ne fait plus aucun doute: des conditions de travail stressantes sont bel et bien source de troubles musculosquelettiques, et notamment de lombalgies.

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source : LeFigaro.fr - Anne Lefèvre-Balleydier

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