01.11.2009
WEB , EN 2010 DANS TOUS LES ALPHABETS


A partir de 2010, les pays pourront créer les extensions des adresses web, en chinois, en arabe, en hindi, en cyrillique… Et non plus seulement dans l'alphabet latin.
L'occident va-t-il perdre le contrôle du web ? Les adresses internet vont désormais pouvoir être rédigées en chinois, en arabe, en hindi, en cyrillique… Réunie à Séoul, l'ICANN (organisme américain chargé de la régulation d'internet) a officialisé vendredi l'introduction des «noms de domaines internationalisés». Pour l'instant, ils étaient limités à 37 caractères et limités à l'alphabet latin : de A à Z, de 0 à 9 plus le trait d'union.
En 2010 devraient apparaître les premiers suffixes (.fr, .it, etc.) écrits en hébreu , en japonais, ou en arabe. «C'est le plus grand changement technique sur internet depuis son invention il y a 40 ans» exulte Peter Dengate Thrush, le président du conseil d'administration de l'ICANN.
Longtemps critiquée pour ses liens étroits avec Washington, l'organisation à but non lucratif a gagné, début octobre, davantage d'indépendance face au département du Commerce américain, suite à la signature le 30 septembre de nouveaux accords permettant une gouvernance internationale . Une petite révolution pour l'Icann, saluée notamment par la Commission européenne, ainsi que plusieurs personnalités dont Eric Schmidt, PDG de Google, ou Vint Cerf, reconnu co-inventeur d'Internet.
800 millions d'internautes concernés sur les 1,6 miliards d'utilisateurs
Mais cette «révolution» attendue de longue date est finalement assez logique : on estime que sur 1,6 milliard d'utilisateurs d'internet, plus de la moitié utilisent un alphabet non latin. Les .com, .net et .org qui constituent la majeure partie des plus de 180 millions de noms de domaines ne sont pas concernés, car pour l'instant, l'ICANN n'a ouvert ce dispositif qu'aux seules extensions nationales.
En test depuis 2007, ce changement censé faciliter l'utilisation pour les inernautes non-anglophones et autres langues d'alphabet latin,devrait être opérationnel vers le milieu de 2010. Dès le 16 novembre les nouveaux noms de domaines en caractères non-latins pourront être déposés.
L'introduction de nouveaux alphabets dans les adresses ne fait pas que des heureux. A noter que les spécialistes pointent des risques accrus en matière de sécurité informatique et de cybersquattage.
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29.10.2009
VOUS PRENEZ LE TRAIN ? CECI VOUS CONCERNE

POUR LES GARES DE DEMAIN........LA REVOLUTION .
Réunies depuis avril dans l'entité autonome Gares et Connexions (G & C) au sein de la SNCF, les 3 000 gares de France et de Navarre sont en train de faire leur révolution. De la gare du Nord, à Paris, la plus fréquentée, jusqu'aux plus petites stations de proximité. Elles n'ont pas vraiment le choix. L'ouverture à la concurrence sera effective en décembre sur les lignes internationales. Si aucun candidat n'est encore déclaré, d'autres transporteurs que la SNCF pourront dans les mois qui viennent faire rouler des trains sur les rails français. Les gares, comme c'est déjà le cas pour les aéroports, devront garantir à ces nouveaux opérateurs les mêmes prestations qu'à la SNCF. Le trafic va se densifier dans et autour des gares. Leur rôle futur dans le report modal, c'est-à-dire dans la gestion du passage d'un mode de transport à un autre, nécessite en même temps de repenser les espaces, tant pour gagner en efficacité qu'en rentabilité. Pour G & C, la révolution a un coût que son enveloppe annuelle de 300 millions d'euros - dont la moitié au moins est apportée par la SNCF - ne couvre pas entièrement.
Un label «gare écologique»
Déjà, certaines gares sont au bord de la saturation, comme la gare de Lyon à Paris, ou celle de Lyon-Part-Dieu. D'autres le seront. La gare TGV de Rennes accueillera 20 millions de voyageurs en 2020, contre 10 millions aujourd'hui. Comme le souligne Sophie Boissard, la directrice générale de G & C, « on sort de plusieurs décennies de sous-investissement ».
La mutation passe par une standardisation des services de base (information, espaces d'accueil et d'attente, consignes, toilettes). Par exemple, un système de paiement couplé, incluant le passage aux toilettes et un achat alimentaire, est envisagé afin de rééquiper certaines gares de toilettes qui ont été supprimées en raison des coûts de gardiennage.IL fallait y penser !
G & C va aussi systématiser son approche du bâti en termes de performance énergétique. En janvier prochain, la première gare restructurée aux normes HQE sera livrée à Achères (Yvelines). La première de taille significative sera celle de Besançon Franche-Comté, sur la future ligne du TGV Rhin-Rhône, fin 2011. Un label « gare écologique » sera bientôt créé pour accélérer ce processus.
Parallèlement, le potentiel de chaque mètre carré de gare va être jaugé. Comme les parkings, que G & C compte équiper d'abris solaires, mais surtout les espaces à vocation commerciale, encore sous-exploités. Les trente-trois premières gares françaises, qui concentrent la moitié des deux milliards de voyageurs annuels du rail, seront prioritaires. Des projets mêlant activités tertiaires (bureaux, centres d'affaires) et commerciales (magasins) doivent être relancés.
Une offre alimentaire devrait enfin voir le jour. « Nous discutons avec différents partenaires éventuels, des distributeurs et des foncières », indique Sophie Boissard. La SNCF a déjà doublé les recettes liées à ses activités non ferroviaires depuis 2002. Mais une marge de progression existe. Dans les grandes gares, la restauration représente actuellement 44 % des surfaces commerciales, contre 23 % dédiés aux commerces de textile et de cadeaux et 15 % pour la presse et la librairie. Un rééquilibrage au profit de nouveaux services plus en phase avec les besoins des usagers est envisagé. Les futures gares accueilleront des pharmacies, des pressings, voire des crèches.
A suivre....
(d'après LeFigaro.fr)
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27.10.2009
PHILIPPE de DIEULEVEULT, 20 ANS DEJA ET LE SILENCE CONTINUE ...

Il y a plus de vingt ans maintenant que Philippe de Dieuleveult a disparu. C'était le 6 août 1985, un peu après 9 heures du matin. A l'époque, cette disparition avait fait couler beaucoup d'encre. Philippe de Dieuleveult était en effet une vedette de la télévision, animateur baroudeur de la populaire "Chasse au trésor" d'Antenne 2.
Vingt ans plus tard, les circonstances de sa disparition ne sont toujours pas élucidées. Ce jour-là, sept membres de l'expédition Africa Raft ont disparu avec lui. Un seul corps a été retrouvé, et ce n'était pas celui du jeune animateur télé de 34 ans. Cela a certainement contribué à alimenter la légende et les rumeurs autour de l'affaire. Simple accident d'embarcation, bavure maquillée, exécution sommaire, tragique histoire d'espionnage international ? On ne sait. De nombreux documentaires, enquêtes, livres et recueils se sont déjà penchés sur cette mystérieuse disparition.
Autant le dire tout de suite : le documentaire diffusé dans ce numéro de "Lundi investigation" (canal +) ne dissipe pas toutes les interrogations. Mais il a le mérite de lever le voile sur de nombreux aspects de l'affaire restés jusqu'ici obscurs. Ainsi, c'est désormais une certitude, Philippe de Dieuleveult était bel et bien un agent de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure). Le documentaire retrace le parcours du jeune homme, de son engagement dans un corps de parachutistes de l'armée jusqu'à la télévision. Il montre papiers et courriers qui le prouvent et apportent les témoignages incontestables de l'appartenance de Dieuleveult aux services de renseignements. Ce que confirme, face à la caméra, l'amiral Pierre Lacoste, alors directeur général de la DGSE.
Tous les acteurs et témoins encore vivants de l'expédition et de sa disparition ont été retrouvés. A l'image des deux seuls rescapés, de l'Africa Raft, François Laurenceau et Jean-Louis Amblard, les derniers à avoir vu Philippe de Dieuleveult vivant, quelques minutes avant sa disparition.
Mais le plus intéressant est ailleurs : dans l'identité du journaliste qui la réalise, et qui explique sans doute les témoignages inédits. C'est en effet le propre fils de Philippe de Dieuleveult, Tugdual, qui mène l'investigation. Il avait 4 ans lorsque son père à disparu. Il en a 25 aujourd'hui. Cela fait vingt ans, autrement dit, qu'il vit "dans le doute".
(reprise d'article lemonde.fr)
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