30.11.2009
BLAKE ET MORTIMER, LE RETOUR ....ENFIN

Huit ans après «L'Étrange Rendez-Vous», Jean Van Hamme signe un nouvel album, «La Malédiction des trente deniers», qui est sorti vendredi, tiré à 550 000 exemplaires. Un record.
Il est actuellement l'un des plus grands scénaristes de bande dessinée. Sans doute le plus populaire aussi. En quarante ans de carrière, Jean Van Hamme a créé un nombre incroyable de séries cultes, telles XIII, Largo Winch, Thorgal ou Les Maîtres de l'Orge, sans oublier son chef-d'œuvre, Le Grand Pouvoir du Chninkel. Depuis 1996 et L'Affaire Francis Blake, celui qui fut le scénariste du film Diva, de Jean-Jacques Beineix, a pris en main la destinée des personnages créés par Edgar P. Jacobs. De passage à Paris, ce sémillant septuagénaire gentleman belge s'il en est - parle de ce nouvel album, qu'il a si longtemps attendu.
C'est pourquoi ,je ne peux pas m'empêcher de vous faire profiter de cet entretien du Figaro.......
LE FIGARO. - Qu'est-ce qui vous a donné l'idée de cette nouvelle aventure ?
Jean VAN HAMME. - J'adore Blake et Mortimer depuis l'enfance. Quand il m'a été donné la chance de reprendre les personnages créés par Edgar P. Jacobs, j'ai méthodiquement commencé par explorer le métier de Francis Blake, espion du MI5, chose que Jacobs n'avait jamais faite. Puis, j'ai abordé la science-fiction avec L'Étrange Rendez-Vous. Avec La Malédiction des trente deniers, je me tourne maintenant vers l'archéologie. Ce domaine cher à Jacobs me donnait accès à plusieurs sujets, les civilisations sumériennes et les Hittites. Le problème, c'est qu'il faut tout expliquer, écrire des «tartines» en guise de préambule. Avec les Trente deniers, nul besoin d'un cours d'histoire ou d'archéologie. Judas, le Christ : tout le monde connaît. Curieusement, Jacobs n'aura jamais pensé à s'attaquer aux récits contenus dans les Évangiles. Sans doute parce que, à son époque, on n'imaginait même pas remettre en cause, voire s'amuser, avec les fondements de la chrétienté. C'est le premier Indiana Jones, avec l'Arche d'Alliance, qui a permis tout cela.
Plus que le succès planétaire du Da Vinci Code ?
Sans nul doute. D'ailleurs, je revendique volontiers ma filiation avec l'archéologie fantastique des Indiana Jones, plutôt qu'avec les romans de Dan Brown. Plutôt l'Arche d'Alliance que Mona Lisa !
Avez-vous procédé à des repérages sur cet album, comme vous le faites habituellement sur vos autres séries ?
Bien sûr. En septembre 2002, nous sommes partis en Grèce avec ma femme Huguette. Nous avons visité une région aride et montagneuse, la Magne, en compagnie d'un archéologue franco-grec qui connaissait parfaitement les lieux.
Avec le succès du film Largo Winch ou la série télévisée de Canal + XIII, n'êtes-vous pas tenté d'écrire directement pour le cinéma sans passer par la case BD ?
À mon âge, il ne me reste que quelques années utiles : je ne vais travailler que sur des projets sûrs. Je ne veux pas jouer les «script doctors» sur des adaptations de mes propres œuvres. Le jour où un producteur de cinéma sérieux viendra me dire : «Faites-moi un scénario», alors j'y réfléchirai. Quelqu'un qui ne s'appelle pas Luc Besson.
La Malédiction des trente deniers , tome I.Éditions Blake et Mortimer, 54 p., 26,90euros.Le Télescope, de Van Hamme et Teng, Éditions Casterman, 86 p. 15 euros.
Alors, vite chez votre libraire.....avec cet album ,plaisir de l'évasion garanti,(remember vos albums de jeunesse) bonne lecture
(Propos recueillis par Olivier Delcroix Le Figaro)
Et un "bonus"auquel je ne résiste pas avec ce clin d'oeil au cinéma de Tati dans l'album "Déni de fuite" d'Alain Dodier.

08:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.11.2009
UN PETIT NOIR ? WHAT ELSE EST CHAMPION SUR LES MEDIAS : CINEMA,TV, PRESSE, ET DANS VOTRE TASSE ?
La saga signée de l'agence McCann remporte le Grand prix Effie, décerné par l'Union des annonceurs. Cette campagne tient ici sa revanche, après être passée à un cheveu de la récompense il y a deux ans.
Enfin. La campagne Nespresso décroche une récompense à laquelle elle peut prétendre depuis son lancement, eu égard à la mutation qu'a engendrée l'arrivée de la machine expresso de Nestlé sur le marché du café français. Le dispositif de communication et de relation clients, signé de l'agence McCann et de son pôle de marketing services MRM, a déjà reçu un prix Effie en 2007, saluant son efficacité commerciale. Mais, à la surprise générale, le jury avait alors décerné son Grand Prix à la campagne contre les violences conjugales (agence CLM/BBDO) dont le standard téléphonique avait été submergé d'appels.
Cette année, une autre campagne d'intérêt général figure au palmarès, celle du gilet jaune de la Sécurité routière (Lowe Stratéus) dont le succès s'avère incontestable. Toutefois, le Grand Prix 2009 revient au troisième volet de la saga Nespresso qui accomplit l'exploit de faire croître le nombre de membres de son Club (+25 %) et de faire progresser encore la notoriété de la marque qui atteint les 69 %.
La clé de l'efficacité ? Deux tandems bien rôdés. Le premier est constitué par une égérie publicitaire, George Clooney - qui donne dans l'autodérision tout en demeurant une figure aspirationnelle - et un slogan destiné à verrouiller la préférence du consommateur «What else ?». Le second mise sur l'alliage de la télévision et du Web. Les internautes ont, en effet, eu à choisir entre différentes chutes pour le spot publicitaire diffusé sur le petit écran. D'où l'événement qui a précédé le film sur la Toile et l'implication des membres du Club Nespresso qui a renforcé les liens entre la marques et ses clients.
Bon Week End et bon café au réveil ou sur le zinc....
Et justement, ce week-end :

Samedi 28 novembre à 20h30, l'équipe de handball de Nationale 2 reçoit Billy Montigny au gymnase Paul Souriau, 30 rue de Seine, pour les championnats de France.
Entrée libre
Samedi 28 novembre à 20h30, L'ACBB basket (seniors masculines) reçoit Saint-Pierre de Neuilly au gymnase Paul-Bert, 9, rue Paul-Bert.
Entrée libre
Et toujours :

09:54 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
26.11.2009
GRAND PARIS A BIEN FAIT SON ENTREE A L'ASSEMBLEE MAIS....CELA ALIMENTE LES DEBATS , PAS SEULEMENT AU PARLEMENT

Le projet de loi sur le Grand Paris , nous en parlions dans la précedante note, vient donc de franchir une étape décisive avec l'examen d'un premier texte visant, selon le gouvernement, à bâtir les fondations d'un nouveau réseau de transport automatique en Ile-de-France reliant des pôles d'activité économique.
Alors que les craintes des maires de France sur les conséquences de la suppression de la taxe professionnelle n'ont pas été dissipées en trois jours de congrès la semaine dernière, les députés ont abordé mardi le premier projet de loi sur le "Grand Paris", portant sur une nouvelle ligne de métro automatique de 130 km de long autour de Paris, et reliant des pôles d'activité économique.
Le texte donne de très grands pouvoirs à l'Etat, qui pourra bénéficier d'un "droit de préemption principal" dans certaines zones afin d'aménager les quartiers autour des nouvelles gares.Nous l'évoquions également.
Aux protestations des nombreux élus franciliens s'ajoutent celles des architectes qui estiment que le projet de loi est très loin de l'objectif annoncé par le président de la République Nicolas Sarkozy.
Jean Nouvel avait lancé un pavé dans la mare en écrivant dans "Le Monde" qu'il était "urgent de retrouver l'ambition initiale et l'imagination collective". Très remonté par les orientations prises par le secrétaire d'Etat chargé du développement de la région capitale, Christian Blanc, Jean Nouvel est même allé jusqu'à demander sa démission.Excessif il va sans dire, mais tel est l'homme , l'architecte génial.
Dans une tribune publiée sur lemoniteur.fr, Paul Chemetov s'est montré tout aussi critique sur la gouvernance du projet. "Est-ce en nommant un gouverneur du Grand Paris, un résident comme s'il s'agissait d'une île des DOM-TOM d'avant la départementalisation, que l'on donnera un lendemain au projet métropolitain ?" s'interrogeait-t-il ? "L'intitulé même de la fonction : secrétaire d'Etat pour la Région capitale montre qu'il faut, a minima, rassembler trois volontés, celles de l'Etat, de la région, de la capitale et de leurs élus, pour provoquer le consensus nécessaire à tout projet et singulièrement à ce projet. Car sinon, la désignation d'un ministre pour une seule ville, une seule agglomération, une seule région, voudrait dire un régime d'exception sans égal dans aucune démocratie en Europe".
Outre la question de la gouvernance, les architectes ne comprennent pas pourquoi la première étape de ce texte aborde la question des transports en figeant un tracé, alors même que Nicolas Sarkozy n'a tranché entre aucun des projets des 10 équipes chargées de réfléchir à sa demande sur "le premier centre urbain vert post-Kyoto".
Car c'est bien principalement de transport dont il est question dans ce projet de loi. Porté par le secrétaire d'Etat au développement de la région capitale Christian Blanc, ancien patron de la RATP et redresseur d'Air France, ce premier texte est l'"acte I" du projet de Grand Paris décrit le 29 avril par Nicolas Sarkozy". Alors Christian Blanc sauveur de la région Ile de France, pourquoi pas ?
M. Blanc estime possible de créer dans la région un million d'emplois en quinze ans et de doubler son taux de croissance en 10 ans, pour en faire une locomotive qui ne sera pas à vapeur !
Pour cela, il a convaincu le chef de l'Etat de réaliser "dans les 13 ans qui viennent" une nouvelle ligne de métro automatique circulant à 60 km/h autour de Paris, de 130 km de long, dont les premiers tronçons seraient mis en service à l'horizon 2017.
L'épine dorsale de la "double boucle", ou "grand huit", serait la ligne 14 du métro, entièrement automatique, dont le prolongement vers le Nord et vers le Sud permettrait de relier Orly et Roissy.
Déjà dit, mais pour bien le compredre ,le projet desservirait neuf "territoires stratégiques", dont le plateau de Saclay au sud-ouest, Orly-Rungis, Roissy-Villepinte, La Défense-Nanterre-Rueil, Plaine-Commune, Champs-sur-Marne Cité Descartes, Evry et Montfermeil-Clichy-sous-Bois.
Coût estimé, il en faut un: 21 milliards d'euros,(sera t'il le même au final ?) en excluant les frais de fonctionnement, qui pourrait être financés par une dotation en capital de 4 milliards d'euros et un emprunt de 17 milliards d'euros, sur au moins 40 ans.
A suivre....
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