25.10.2009
DIMANCHE 25 OCTOBRE, L'HEURE D'HIVER EST DE RETOUR

(photo AFP)
Cette nuit, vous avez dormi une heure de plus.
La France et l'ensemble des pays européens ont reculé leur montre d'une heure cette nuit à l'occasion du passage à l'heure d'hiver, pratique immuable depuis 1976.
Dimanche, à 03H00 (heure d'été) en France, nous sommes passés à 02H00 (heure d'hiver), soit 60 minutes de sommeil supplémentaires. Par rapport à l'heure GMT, la différence ne sera plus que d'une heure au lieu de deux.
Mais en raison des fuseaux horaires, il n'est pas la même heure partout en Europe. En effet, le Portugal, la Grande-Bretagne, l'Irlande et les Iles Canaries ont une heure de moins que la France, tandis que la Grèce, la Finlande et les pays baltes sont en avance d'une heure sur l'Hexagone.
Instauré en 1976 en France par Michel d'Ornano ministre de Valéry Giscard d'Estaing, le système de double horaire été-hiver avait été mis en place pour faire .......des économies d'énergie, en faisant coïncider les horaires d'activité avec les horaires d'ensoleillement afin de limiter les besoins en éclairage.
Le changement d'heure permettrait d'économiser l'équivalent de la consommation d'électricité d'une ville de 250.000 habitants, comme par exemple Nantes, selon l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).
Plusieurs associations, notamment l'Association contre l'heure d'été double (ACHED), dénoncent ces changements d'heure et leurs effets nocifs sur la santé et jugent également discutables les économies d'énergies ainsi réalisées.
La controverse est toujours d'actualité mais la mesure a gagné du terrain, l'Europe, les Etas Unis aussi (même si ils en sont encore au courant 110 volts !) et revenir en arrière parait de plus en plus difficile
18:06 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.10.2009
Christian de Portzamparc : "La métropole implique de nouveaux modes de pensée"

(photo © Jacques-Franck Degioanni)
Après avoir pris connaissance des propos de Jean Nouvel, Je vous propose de continuer notre rubriques "Grand Paris" à partir de cette interviews du Moniteur :
Questions au président de l'Association des dix architectes du Grand Paris qui fait suite à l'adoption du projet de loi sur l'avenir de l'agglomération parisienne.
Le Moniteur : Que pensez-vous du projet de loi sur le Grand Paris ?
Christian de Portzamparc : Nous avons surtout, pour le moment, indiqué à Christian Blanc, rencontré à plusieurs reprises, que le Grand Paris ne pouvait se résumer à un projet de transport, même si les transports sont fondateurs de la ville. Pleinement d'accord avec nous sur ce point, le secrétaire d'Etat a proposé que le préambule de la loi explique que ce premier texte ouvre une démarche d'urbanisme d'ensemble. Il nous semble important que l'avant-propos annonce cet état d'esprit. Ce projet de loi constitue un premier pas.
Les choses auraient pu se dérouler autrement, s'organiser en débat les uns avec les autres. Mais l'urgence a conduit chacun à travailler en parallèle. Sur la question du métro automatique par exemple, Christian Blanc est plutôt favorable à un métro souterrain, qui évite les expropriations, alors que les architectes défendent l'idée d'un métro aérien. Après discussion, Christian Blanc nous a assuré que, là où ce sera possible, le métro sera aérien. Cette démarche peut apparaître comme n'étant pas encore sûre. Mais l'idée qui a dominé, même chez les plus sceptiques d'entre nous, c'est de se dire qu'il fallait poursuivre et avancer, même si ce n'est pas parfait, parce que l'immobilisme, face à la question cruciale de la métropole, est un danger.
LM : La création de l'association répond-elle à cette volonté de poursuivre le processus engagé avec la consultation internationale sur le Grand Paris ?
CdP : L'association résulte de notre volonté de faire avancer les choses. La consultation internationale a déclenché un mouvement chez tous les acteurs concernés, et notamment chez les élus. Ces derniers savent que la question de la métropole est une question importante, impliquant de nouveaux modes de pensée. Certains ont conscience que cette grande région métropolitaine ne doit pas seulement être prise comme une addition de villes et de villages mais comme un ensemble. La consultation a permis, pour certains, de raisonner le fait métropolitain comme un tout. Elle a aussi permis de créer une sorte de lieu où a pu se mener une réflexion sur l'aménagement en oubliant les chapelles politiciennes. Nous ne voulons pas que la dynamique créée s'éteigne. Il y va de l'avenir du Grand Paris.
La création de l'association répond aussi à une demande de Christian Blanc. Il a souhaité que nous nous regroupions pour continuer le processus d'élaboration et de réflexion auquel pourraient être associés l'Apur et l'IAU. Christian Blanc veut avancer vite mais en même temps dialoguer.
LM : L'association préfigure-t-elle l'atelier international du Grand Paris ?
CdP : Elle constitue une première étape, indépendante toutefois. L'atelier international viendra dans un second temps en intégrant les élus.
LM : Quels sont les projets de l'Association des architectes ?
CdP : Aujourd'hui, nous en sommes à un stade embryonnaire. L'association n'a pas été facile à créer car nous ne sommes pas tous sur des positions semblables. Il y a des divergences entre nous. Nous pensons cependant devoir parler presque d'une seule voix pour organiser les suites souhaitables.
Nous sommes par ailleurs confrontés à la difficulté de savoir comment passer à l'opérationnel. Nous sommes en train d'examiner tous les aspects juridiques de cette question. L'Etat ne peut nous confier que des missions d'ordre général, dans le cadre de consultations « recherche et développement ». Dès lors qu'il s'agit de projets localisés, les villes concernées doivent lancer des appels d'offres. Ce projet de Grand Paris se fera avec les élus. Mais le projet de loi constitue une complication. Certains maires s'insurgent, ne veulent pas se voir imposer une gare, un métro... De notre côté, nous voudrions éviter que cet enjeu majeur de l'aménagement devienne l'otage d'un débat électoral. La question de la métropole ne renvoie en rien à un débat droite-gauche. Le projet du Grand Paris, c'est permettre de vivre mieux, faire en sorte que cette métropole ne soit pas ségrégationniste, s'approcher des critères de la métropole de l'après-Kyoto... et garder en tête que la vie économique de la France et de l'Europe a besoin que cette métropole soit productive. Et il faut aller vite.
A suivre....
et ce week end, toujours et encore

08:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.10.2009
GRAND PARIS : JEAN NOUVEL MET UN PAVE DANS LA MARE

Dans une tribune au Monde datée de mercredi, l'architecte Jean Nouvel lance un coup de gueule contre la tournure que prend le projet du Grand Paris. Plus de sept mois après la remise au gouvernement des propositions de dix équipes d'urbanistes et d'architectes -dont la sienne, Jean Nouvel estime qu'il est "urgent de retrouver l'ambition initiale et l'imagination collective".
Les équipes pluridisciplinaires internationales ont remis leurs conclusions le 6 mars. Mais depuis, Christian Blanc, secrétaire d'Etat chargé du développement de la région capitale, a établi son projet de Grand Paris -"un grand huit souterrain de métros automatiques", "avant même" d'en avoir pris connaissance, relève le prix Pritzker 2008 qui liste les différents "méandres de cette histoire".
Le 29 avril, Nicolas Sarkozy a prononcé un discours sur le Grand Paris dans lequel il a cité "de nombreuses idées empruntées aux dix études présentées", ajoute Nouvel. Le chef de l'Etat a demandé à Christian Blanc "d'intégrer dans son projet de loi sur les transports du Grand Paris les conclusions de certaines études issues des projets des urbanistes architectes", poursuit l'architecte.
Le projet de loi "dit du Grand Paris", qui vise à permettre la réalisation du grand huit des métros souterrains est "étranger" aux propositions urbaines liées à la consultation du Grand Paris, souligne Jean Nouvel.
"C'est un projet de loi conflictuel qui ne donne aucune garantie d'utilité publique s'il n'est pas relié à une stratégie urbaine précisée et située", dit-il. "Cette loi est indispensable mais elle ne peut être ni une carte blanche sur le mode d'urbanisation ni une incitation à l'extension urbaine", selon lui.
Pour Jean Nouvel, il faut "créer d'urgence un atelier du Grand Paris où l'Etat, la région, la Ville de Paris et les collectivités locales désigneront des représentants qui, informés par les équipes auteurs des propositions et par les ateliers d'urbanisme de la ville de Paris et de la région, identifieront les propositions à retenir en vérifiant leur compatibilité et leur faisabilité".
"Il faut arrêter d'étendre la ville par simples juxtapositions périphériques", déclare-t-il.
Pour Jean Nouvel, "le plus difficile sera de décider où construire les 70 000 logements annuels pour créer des centralités autour du Paris historique à l'échelle de la métropole". Et avant de créer ces centralités, "il faut choisir, trancher" car le tracé du système de transports et l'implantation des gares risquent d'être légèrement différents suivant que l'on retienne les propositions du groupe Descartes avec ces 20 centralités ou le polycentrisme compact de Richard Rogers.
Avec ironie, Jean Nouvel rêve qu'après ce choix, "un secrétaire d'Etat, ami des ingénieurs, urbanistes, architectes, artistes, intellectuels... à l'écoute de tous, humaniste curieux et ambitieux pour l'ensemble des habitants du Grand Paris, pourrait vite proposer un tracé de transports précis et pertinent sur des bases déjà consensuelles et il serait alors immédiatement possible de formaliser les nouveaux documents d'urbanisme à l'échelle de la métropole".
Ce point de vue en appelera d'autres,
A suivre.....
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