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10/09/2016

CALAIS : L'IMMIGRATION OU LA FAILLITE DES POLITIQUES

 

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Selon l'IPSOS, seulement 11% des Français considèrent que l'immigration est une bonne chose pour la France. Pour Xavier Narvik, (juriste) sur fond d'aggravation de la situation à Calais, l'État est impuissant à maîtriser les flux migratoires.

 

Un sondage récent, IPSOS du 22 août 2016 souligne que l'immigration est une bonne chose pour seulement 11% des Français. Ce résultat est d'autant plus frappant que l'on estime généralement que 20% des Français ont au moins un grand-père issu de l'immigration... Il est bien loin le temps où Bernard Stasi voyait dans l'immigration «une chance pour la France» dans un livre célèbre publié en 1984. Et il est vrai que l'immigration aurait pu être une véritable chance pour la France, pour des raisons économiques, démographiques et d'enrichissement mutuel. Comment a-t-on pu échouer à tel point?

L'immigration est une bonne chose pour seulement 11% des Français. Résultat d'autant plus frappant que 20% des Français ont au moins un grand-père issu de l'immigration...

Bien sûr, les beaux esprits bien pensants, à la lecture de ce sondage, vont s'empresser de fustiger la France profonde, en la qualifiant de populiste et de xénophobe. Mais de fait, quand on observe la réalité de l'immigration la plus visible, médiatisée, dans la France actuelle, comment ne pas en avoir une vision négative? Rarement une politique publique n'aura autant failli, de décennie en décennie, au point de nourrir les haines et les récupérations extrémistes à des fins électorales.

Par exemple, en six mois, les reconduites à la frontière de migrants en situation irrégulière ont diminué de 20%. Elles étaient déjà faibles, au nombre de 20 000 par an, c'est-à-dire environ un quart des décisions d'éloignement prises par les préfets. Leur nombre se réduit encore. Le pouvoir politique a sa part de responsabilité. Ainsi, la loi du 8 mars 2016 a réduit de cinq jours à 48 heures la durée de la rétention administrative qui permet au préfet, avant l'intervention du juge des libertés, de maintenir un étranger en situation irrégulière en rétention dans l'objectif de le raccompagner dans son pays. Même s'il est impossible d'évaluer d'ores et déja l'effet mécanique de cette loi, le signal politique qui a été ainsi donné aux préfets et aux forces de police n'est pas favorable à la lutte contre l'immigration illégale. Dans le contexte de la crise migratoire européenne, le message est difficilement compréhensible. Comment permettre l'intégration des étrangers en situation régulière, par le travail, le logement, l'éducation, si l'on faiblit dans la maîtrise du flux migratoire et si le droit de l'entrée et du séjour n'est pas respecté?

Le spectacle donné par le Calaisis est choquant pour tout citoyen, tout Français quelle que soit son origine, et pour tout étranger en France respectueux des lois sur l'entrée et le séjour.

Le spectacle donné par le Calaisis est choquant pour tout citoyen, tout Français quelle que soit son origine, et pour tout étranger en France respectueux des lois sur l'entrée et le séjour. Un bidonville de 8000 personnes s'est installé sur le territoire français et devenu une gigantesque zone de non droit donnant lieu à des meurtres, des trafics, des violences, des conditions de vie insalubres. Les autorités de l'État en sont responsables depuis 1999. Elles l'ont laissé se constituer sans prendre les mesures nécessaires au niveau du contrôle des frontières et des mesures de respect de l'ordre public. Derrière ce renoncement, c'est la République qui a été atteinte de plein fouet. Et les seuls bénéficiaires de cet état de fait? Les partis extrémistes, de droite et de gauche, qui se nourrissent de ce drame.

À l'approche des élections, on parle de démanteler la jungle en relogeant les migrants qui s'y trouvent. Cette idée est tout à l'honneur des autorités: ne pas laisser des personnes, dont des enfants, dans la rue ou dans des bidonvilles. Pourtant, on avait compris que leur seul objectif était de passer en Grande-Bretagne à tout prix. Dès lors, quel est l'intérêt de leur fournir des appartements qu'elles s'empresseront de quitter? D'ailleurs, quels appartements, en quel lieu et à quel coût pour les finances publiques? S'ils sont réfugiés, dans l'hypothèse où ils ne peuvent pas retourner dans leur pays sans y encourir de menace, il convient, au titre de la Convention de Genève ou de la protection subsidiaire, de leur accorder un titre de séjour et les prestations auxquels ils ont droit. Mais s'ils sont dans l'illégalité et ne demandent pas l'asile ou une autre protection à la France, il existe des lois internationales, européennes et françaises qui exigent qu'ils retournent dans leur pays. Et la mission de l'État, qu'il soit gouverné par la gauche ou par la droite, est de faire respecter le droit. On ne peut pas laisser des personnes sur le territoire de la République sans aucune existence juridique. «Qui veut faire l'ange fait la bête» écrivait Pascal. Les étrangers en France sont les premières victimes du renoncement à faire appliquer le droit. Et le vote extrémiste en est le premier bénéficiaire.

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(source LeFigaro.fr )

08/09/2016

CES FRANÇAIS QUI BRILLENT A L'ETRANGER

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De nombreuses personnalités incarnent, pour nos voisins, l'art de vivre, la culture et le talent entrepreneurial français. (photo Michel et Augustin dont le siège est à Boulogne-Billancourt)

Certains sont des super stars, d'autres se montrent plus discrets. Les uns sont des artistes, les autres des entrepreneurs. Parmi eux, des célébrités dont la gloire dure depuis plusieurs dizaines d'années déjà et des jeunes premiers dont le succès est bien plus récent. Leur point commun? Ils sont Français et ont su se faire un nom à l'étranger.

Le fameux art de vivre à la française que le monde entier nous envie est incarné par de nombreuses personnalités, comédiens, artistes ou restaurateurs. Appréciée de longue date par le public français qui l'a notamment vue dans la saga Taxi ou encore Un long dimanche de fiançailles, l'actrice Marion Cotillardvoit son talent récompensé d'un Oscar de la meilleure actrice en 2008, pour son interprétation d'Édith Piaf dans La Môme.

» LIRE AUSSI: Marion Cotillard: «J'ai laissé trop de place au cinéma dans ma vie»

Côté musique, Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo font partie des duos les plus réputés au monde... sous leur nom de scène, Daft Punk. Le succès de leur musique ne se dément pas depuis plus de vingt ans et la prochaine collaboration des Français avec le chanteur The Weeknd devrait encore un peu plus attiser la curiosité de leurs fans comme des spécialistes.

Que serait la France sans les représentants les plus prestigieux de sa gastronomie? Pierre Hermé, le «Picasso de la pâtisserie», comme le qualifia en 1994 le critique Jeffrey Steingarten, est aujourd'hui à la tête d'un empire dédié à sa création phare: le macaron. Ce dernier fait le bonheur des becs sucrés, pas seulement français, puisqu'il a été sacré cette année «meilleur pâtissier du monde» par le World's 50 Best Restaurants.

» LIRE AUSSI: «World's 50 Best Restaurants» 2016: les chefs français sont à l'honneur

Des success stories à la française

Les Français s'illustrent aussi dans le domaine des sciences. D'Emmanuel Candès, le jury du National Sciences Board, disait en 2006 qu'il était «à la pointe dans l'analyse harmonique», alors qu'il venait de décrocher le prestigieux prix Waterman. Il enseigne à Stanford depuis 2009, après avoir animé une chaire de mathématiques appliquées au California Institute of Technology.

L'économiste Thomas Piketty a lui marqué les esprits avec son ouvrage Le Capital au XXIe siècle, qui doit prochainement être adapté sur grand écran. Les thèses défendues par l'économiste sont pourtant aussi adulées que contestées. Début août, un membre du FMI, Carlos Goes, estimait ainsi que les théories de Thomas Piketty ne se vérifiaient pas dans les faits. Ce qui n'empêche pas l'économiste de fasciner l'Amérique.

D'autres Français connaissent eux aussi des success stories comme les Américains les aiment. Ainsi, entré chez Accenture en 1983, Pierre Nanterme grimpe les échelons jusqu'à prendre, en 2011, la tête du groupe. C'est encore un Français, Hubert Joly, qui est débauché par le numéro 1 américain de la distribution de produits électroniques grand public, Best Buy, pour relancer son activité. De nombreux Frenchies président ainsi aux destinées de groupes étrangers. Preuve de l'influence des cerveaux français bien au-delà de nos frontières.

En partenariat avec le Who's who, ouvrage de référence des 22.000 personnalités actives françaises

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(source LeFigaro.fr )

 

06/09/2016

RENTREE LITTERAIRE : LES COUPS DE COEUR DU FIGARO MAGAZINE

 

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Cette année, 363 romans français garnissent les rayonnages des librairies. Entre stars et auteurs moins connus, par où commencer ? Suivez nos guides !

Babylone, de Yamina Reza.(photo) «Avec Babylone, elle trouve enfin l'équilibre parfait entre angoisse macabre et défouloir satirique, qui correspond à son projet de nettoyage radical.»

Lire la critique de Frédéric Beigbeder en intégralité

L'Absente, de Lionel Duroy. «L'Absente commence au bord de la syncope: chassé de la maison où il fut brièvement heureux, Augustin, double fictionnel de Duroy, prend la route, le coffre de sa Peugeot chargé de souvenirs.»

Lire la critique d'Elisabeth Barillé en intégralité

Repose-toi sur moi, de Serge Joncour. «Si on admire tant la prose de Serge Joncour, c'est parce qu'il est délicat. Et sait mieux que quiconque parler d'amour.»

Lire la critique de Laurence Caracalla en intégralité

L'Insouciance, de Karine Tuil. «Ce dixième roman n'est pas moins palpitant, juste encore plus rageur, à l'image des êtres dont il suit les parcours parallèles. Leurs démons. Leurs faillites.»

Lire la critique d'Elisabeth Barillé en intégralité

Deux remords de Claude Monet, de Michel Bernard. «On croyait tout savoir des Nymphéas. Tout, peut-être, sauf l'essentiel… Michel Bernard remonte les sources secrètes du chef-d'œuvre, jusqu'au temps des incertitudes fertiles, des passions discrètes, des amitiés fauchées par la Grande Guerre.»

Lire la critique d'Elisabeth Barillé en intégralité

Les Visages pâles, de Solange Bied-Charreton.«Les Visages pâles de Solange Bied-Charreton s'étendent au-delà de l'avenue Bosquet, mais c'est bien la bourgeoisie parisienne, «la bourgeoisie à propriétés» qui est le motif de cet excellent roman.»

Lire la critique de Vincent Tremolet de Villers en intégralité

La Légende, de Philippe Vasset. «Dès les premières pages de cette histoire évoquant la chute d'un prêtre défroqué, on se doute qu'on se trouve plus près du Moine de Lewis ou de Là-bas de Huysmans que des Clés du royaume de Cronin.»

Lire la critique de Nicolas Ungemuth en intégralité

L'Archipel d'une autre vie, d'Andreï Makine. «Dans une langue toujours aussi fluide et élégante, le prix Goncourt 1995 livre plus qu'un récit survivaliste haletant narré dans un dialogue contemporain par un de ses protagonistes, un demi-siècle après l'événement.»

Lire la critique de Jean-Christophe Buisson en intégralité

Eclipses japonaises, d'Éric Faye. «On ne s'ennuie jamais avec Éric Faye. Le lire, c'est voyager où vont rarement les autres, vivre des aventures aux confins de l'étrange.»

Lire la critique d'Elisabeth Barillé en intégralité

Livre pour adultes, de Benoît Duteurtre. «Tout est bon dans le Duteurtre, et, pour cette rentrée littéraire, l'écrivain a généreusement décidé de donner un peu de ses meilleurs morceaux.»

Lire la critique de Nicolas Ungemuth en intégralité

La Succession, de Jean-Paul Dubois. «C'est le roman d'un non-deuil: rien de plus triste qu'une mort indolore. Paul a surtout hérité de l'indifférence de ses parents, et de leur solitude.»
Lire la critique de Frédéric Beigbeder en intégralité

Le Bal mécanique, de Yannick Grannec. «Il fallait être sacrément audacieuse pour écrire presque deux livres en un, deux histoires qui, de prime abord, n'ont aucun lien. (...) Yannick Grannec désarçonne.»

Lire la critique de Laurence Caracalla en intégralité

Cannibales, de Régis Jauffret. «On retrouve le style incomparable de Jauffret, ses phrases méchantes dont on ne sait jamais très bien où elles mènent, vers une monstruosité sadique ou un éclat de rire strident. C'est vif, cinglant, toujours étonnant.»

Lire la critique de Frédéric Beigbeder en intégralité

L'Enfant qui mesurait le monde, de Metin Arditi. «Derrière l'allure d'un feelgood book, le nouveau roman de Metin Arditi pétille d'intelligence, de sensibilité et d'érudition artistique, littéraire et philosophique.»

Lire la critique de Jean-Christophe Buisson en intégralité

L'Autre qu'on adorait, de Catherine Cusset. «Si L'Autre qu'on adorait, le roman (...) qu'elle consacre à cet ami perdu est si beau, c'est parce qu'il est le plus «tenu» des chants d'amour et des tombeaux mêlés.»

Lire la critique d'Olivier Mony en intégralité

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(source LeFigaro.fr /Philippe Vasset)