UA-65297019-1 UA-65297019-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

04/09/2016

PARIS EN ROUTE POUR SE DOTER D'UNE MONAIE LOCALE

 

BANQUE e-galleco-monnaie-locale-fete-ses-1.jpg

La mairie de Paris «travaille très sérieusement sur le sujet». La monnaie pourrait voir le jour à l'automne prochain.

«Nous étudions la possibilité de créer une monnaie locale complémentaire à Paris», indique Antoinette Guhl, adjointe à la mairie de Paris chargée de l'économie sociale et solidaire. «C'est un projet ambitieux mais nous travaillons très sérieusement sur le sujet», ajoute la conseillère du 20ème arrondissement de Paris.

La monnaie pourrait voir le jour à l'automne 2017. «Une étude d'impact sur le sujet est en cours et nous attendons ses conclusions pour en préciser la forme - monnaie fiduciaire ou électronique - la fonction, la fiscalité d'une telle monnaie ou encore les mesures d'accompagnement», explique Antoinette Guhl. «Elle pourrait servir à payer les cantines, les services de la ville par exemple. Rien n'est encore fixé mais la réflexion est ouverte», ajoute l'élue.

Réclamée par les élus écologistes, la proposition avait été discutée lors du Conseil de Paris sur le budget de la ville, en décembre. Dans la foulée, une étude d'impact avait été lancée pour en évaluer les avantages et quelle forme cette initiative pourrait prendre.

Plusieurs associations planchent sur le sujet. «Une monnaie pour Paris» a été créée en 2016 et participe à la réflexion menée par la Mairie de Paris. «La création d'une monnaie locale complémentaire permettrait de créer de nouvelles relations économiques entre les acteurs locaux. Elle répond aussi à une demande des citoyens de pouvoir agir sur le tissu économique local», indique Lucas Rochette-Berlon, président d'«Une monnaie pour Paris». Elle pourrait s'appeler «La Seine», le choix de l'appellation sera soumis à un vote collectif en novembre prochain. Dans un premier temps, les citoyens pourraient se la procurer auprès des «comptoirs de change», imagine Lucas Rochette-Berlon. A terme, le président de l'association rêve d'une ville où une partie du salaire de l'équipe de la mairie et des fonctionnaires seraient versée en monnaie locale puis les entreprises pourraient emboîter ce pas jugé vertueux.

Une quarantaine de monnaies locales en circulation en France

«Les monnaies locales complémentaires sont habituellement lancées dans des territoires de plus petite envergure», souligne Jérome Blanc, économiste spécialisé dans les monnaies locales. Ainsi, en France, une quarantaine de monnaies locales complémentaires circulent et autant sont en projet. L'exemple de «l'eusko» au Pays Basque est souvent cité. D'autres comme «SoNantes», le «Sol Violette» de Toulouse, les «Lucioles» en Ardèche ou la «Gonette» de Lyon, ont démarré plus récemment.

«Les objectifs sont de deux ordres. Les monnaie locales complémentaires permettent d'intensifier les relations conomiques dans l'espace local, elles concernent en premier lieu les échanges de biens alimentaires. Elles revêtent également un objectif citoyen car la création même de la monnaie entraîne une mobilisation autour du projet», indique l'auteur de «Les monnaies parallèles. Unité et diversité du fait monétaire». La création du système peut prendre plusieurs formes. Dans un premier temps, les acteurs pourront se procurer la monnaie auprès d'un comptoir local de change. «On peut imaginer un système qui inciterait les particuliers à se procurer cette monnaie en bonifiant le taux de change et à l'inverse on peut appliquer une taxe de conversion», explique Jérome Blanc. Puis le système peut se développer avec des entreprises qui rémunéreraient leurs fournisseurs en monnaie locale et les collectivités locales qui accepteraient cette monnaie pour le paiement de services, comme les billets d'entrée dans les piscines, explique Jérome Blanc.

Plusieurs de ces monnaies complémentaires ont connu un succès retentissant. Ainsi la «WIR» en Suisse est aujourd'hui utilisée par plus de 60.000 entreprises et permet aux habitants de s'autogérer financièrement, indépendamment des aléas économiques du pays. Elle est née en Suisse en 1934, en pleine crise économique: une quinzaine de petites entreprises se sont rassemblées pour pouvoir s'échanger leurs produits, alors même que, faute d'argent, le commerce était au point mort. Autre exemple, le Brixton Pound qui circule dans le quartier de Brixton à Londres. À l'effigie de David Bowie, elle est utilisée par quelques centaines de commerces et elle a contribué à dynamiser le commerce local.

Toutefois, ces initiatives sont limitées à des territoires de moindre envergure. «Il n'existe pas de monnaie locale complémentaire à l'échelle d'une capitale», rappelle Jérome Blanc. Celle de Paris sera donc une première mondiale, encore faut-il que le projet aboutisse.

La rédaction vous conseille

 

 

(source LeFigaro.fr /Mathilde Golla)

30/08/2016

BENJAMIN MILLEPIED REVIENT A PARIS AVEC SA COMPAGNIE L.A. DANCE PROJECT

benjamin millepied 2.jpg

 

 Le chorégraphe sera de retour dans la capitale, du 15 au 18 septembre. Il présentera quatre spectacles de danse avec sa nouvelle troupe au Théâtre des Champs-Élysées.

Benjamin Millepied, directeur pendant un temps de la danse à l'Opéra national de Paris dont il a démissionné avec fracas le 4 février dernier, resurgit à Paris avec quatre nouveaux spectacles. À l'affiche du Théâtre des Champs-Élysées, la compagnie L.A. Dance Project basée à Los Angeles, conçu comme un laboratoire de création chorégraphique et un collectif d'artistes.

Elle présentera un grand classique, Quintett de William Forsythe, et trois ballets inédits en France du 15 au 18 septembre prochain a annoncé le chorégraphe sur Twitter.

 

En annonçant sa démission de l'Opéra de Paris, Benjamin Millepied avait expliqué vouloir se «consacrer à 100% à la création».

Depuis le 1er août, le chorégraphe est remplacé à la direction de la Danse par Aurélie Dupont. Avec L.A. Dance Project, il veut multiplier les projets en France. Il ouvrira la saison de la série chorégraphique TranscenDanse à l'automne au Théâtre des Champs-Élysées. Et il travaille également sur d'autres gros projets. La création avec le plasticien Philippe Parreno de Barbara verra le jour mais autrement, et ailleurs.

La rédaction vous conseille

 

 

A propos de Benjamin Millepied

Danseur et chorégraphe français.

Né à Bordeaux le 10 juin 1977.

(source leFigaro.fr/ Thomas Romanacce/AFP agence

28/08/2016

LES DRADENNE: "ON VA ABORDER LE TERRORISME ISLAMIQUE"

 

Frères_Dardenne_Cannes.jpg

Lors de leur passage au festival péruvien de Lima, les deux réalisateurs belges ont annoncé qu'ils préparaient un nouveau film basé sur la montée du terrorisme en Europe. Le tournage de ce long-métrage devrait débuter à l'automne 2017.

Les frères Dardenne, pointures du cinéma belge, vont s'attaquer au terrorisme islamiste dans leur prochain film dont le tournage débutera fin 2017, a annoncé Luc Dardenne lors de son passage au festival du film de Lima, au Pérou.

«Ça fait plusieurs années qu'on y pense», a expliqué Luc Dardenne à l'AFP.«Je pense qu'on va aborder un personnage fanatique, un personnage qui a un rapport avec le terrorisme islamiste. D'un point de vue global, je pense que l'islam réagit à la globalisation du monde».

La jeunesse belge, formée au salafisme

Le thème du terrorisme, abordé pour la première fois par les frères Dardenne peut certes, en étonner plus d'un, il faudra cependant s'attendre à ce que l'angle abordé dans le film soit plus un drame social qu'un sujet politique: «Par rapport à tous les musulmans d'Occident, d'Europe, des États-Unis, il y a eu, je pense, une réaction de la part de l'islam du Moyen-Orient, et particulièrement en Arabie Saoudite, qui ont senti que quelque chose de très important se passait. Que pour eux, c'est la fin. C'est ça qu'ils sentent, je crois», a jugé Jean-Pierre Dardenne, auquel le festival péruvien rendait hommage.

Luc Dardenne est également revenu sur la situation dans son pays, la Belgique, frappée le 22 mars dernier par le terrorisme: «Depuis 20 ans en Belgique, nous avons des écoles où on étudie l'arabe à travers le Coran, on a des mosquées salafistes. Je pense que c'est eux qui ont formé la jeunesse en leur disant: il y a nous, les musulmans, les vrais et il y a eux, les Occidentaux, ou les mauvais musulmans qui ne sont pas vraiment comme il faudrait être», a déclaré le réalisateur.

«Les gens sont capables de faire la différence»

Les deux cinéastes, touchés par l'attaque terroriste qui a bouleversé la population belge, pointent du doigt le laisser-aller général dont a fait preuve la Belgique ces dernières années. Pour eux, ce qu'il se passe actuellement n'est qu'une conséquence de mauvaises décisions passées. Une meilleure surveillance aurait permis d'empêcher une éducation basée sur l'islamisme radical: «Cette éducation s'est soldée par les conséquences que nous subissons aujourd'hui» estime Luc Dardenne.

Face à ce sujet très sensible actuellement, Luc Dardenne reste tout de même positif et très objectif: «Je suis heureux qu'en Belgique ou en France, malgré les attentats, la population reste pacifiste et ne stigmatise pas les musulmans. Les gens sont capables de faire la différence», a-t-il conclu à l'AFP.

La dernière étape pour les deux frères sera de faire accepter leur film dans l'hexagone. En effet, plusieurs films récents traitant le terrorisme ont été déprogrammés suite aux multiples attaques survenues en Europe depuis le 13 novembre 2015. Le film Made in France, réalisé par Nicolas Boukhrief et qui devait sortir le 5 avril 2016 n'a pas été présenté dans les salles mais est aujourd'hui disponible en DVD. Il en va de même pour le fameux Bastille Day, réalisé par James Watkins et qui a subitement été déprogrammé alors que sa sortie était prévue pour le 13 juillet 2016.

La rédaction vous conseille

 

 

 

(source Lefigaro.fr /AFP agence)