UA-65297019-1 UA-65297019-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

09/07/2016

LES IMPREVUS COÛTENT PRES DE 2000 EUROS PAR AN AUX FRANÇAIS

 

COCHON mages-et-photos-gratuites-libres-de-droits-téléchargement-gratuit51-1560x1020.jpg

 

INFO LE FIGARO - En cas d'imprévu financier, les Français préfèrent puiser dans leur épargne ou renoncer à des achats plutôt que faire appel à leur entourage ou solliciter un crédit, selon une étude.

Les Français gèrent leur budget avec prévoyance. Ils sont, en tout cas, 71% à estimer qu'ils font bien attention à leurs dépenses quotidiennes, selon une étude réalisée par CSA pour Cofidis, l'un des principaux acteurs du crédit à la consommation en France, à paraître ce mardi. «Globalement, les ménages anticipent les dépenses sûres et contraintes, celles qui sont dues tous les mois», précise au Figaro Céline François, directrice marketing de Cofidis. Une précaution observée davantage chez les familles que chez les personnes vivant seules. Ces dernières rapportent, pour 38% d'entre elles, qu'elles vivent plutôt au jour le jour.

«Les ménages font d'autant plus attention à leur budget qu'ils sont encore nombreux à estimer qu'ils ont des difficultés à boucler leurs fins de mois», souligne Céline François. D'après le dernier baromètre annuel de Cofidis, publié en septembre 2015, ils estiment qu'il leur manque 467 euros par mois pour «vivre confortablement». L'horizon s'éclaircit toutefois pour les Français. L'Insee entrevoit une nette amélioration de leur pouvoir d'achat en 2016 (+1,7%), dans la continuité de la hausse de 2015 (+1,6%).

» LIRE AUSSI: Chômage, croissance, pouvoir d'achat: l'horizon s'éclaircit pour la France

» LIRE AUSSI: Les Français auraient besoin de 467 euros par mois en plus

Malgré la vigilance portée à leur budget quotidien, les Français n'échappent pas aux imprévus financiers. Plus de 4 Français sur 10 a dû faire face à un coup dur au cours de ces 12 derniers mois. «Parmi les imprévus saisonniers les plus classiques, un redressement des impôts à l'automne peut mettre en difficulté des ménages, juste après les vacances d'été. Tout comme des factures de gaz ou d'électricité très élevées l'hiver, lorsqu'il fait plus froid que d'habitude», souligne la directrice marketing. «La santé engendre souvent des dépenses imprévues, comme des soins dentaires très coûteux. Ces frais coincident parfois avec des baisses de revenus, en cas d'arrêt maladie.» Panne d'un réfrigérateur, dégât des eaux ou épreuve personnelle comme un divorce... La liste de ces imprévus est longue. Les jeunes y sont plus fréquemment confrontés (58%), selon l'étude.

La facture peut être salée. Le montant moyen d'un imprévu s'élève à 1926 euros. Une moyenne qui grimpe à 2426 euros pour les femmes! «Ces dernières sont surreprésentées parmi les familles monoparentales et les actifs à temps partiel. Elles sont parfois seules à prendre en charge ces imprévus», avance Céline François. L'étude montre, toutefois, que dans 67% des cas, le coût de l'imprévu reste inférieur à 1000 euros.

 

Épargne de précaution

Face aux coups durs, les Français n'hésitent pas à piocher dans leur épargne personnelle (53%), changer leurs habitudes de consommation (43%) ou renoncer à un achat «coup de coeur» (35%). «L'épargne est une habitude très française», remarque Céline François. De fait, le bas de laine des Français a rarement été aussi garni. Le taux d'épargne des ménages, qui représentait 15,4% de leur revenu disponible brut en 2015, a progressé à 15,9% au premier trimestre de 2016, selon les derniers chiffres de la Banque de France. «Les Français peuvent également consommer autrement, grâce à l'écononomie collaborative ou au troc. Une autre tendance émerge: certains préfèrent essayer d'augmenter leurs revenus, en prenant un deuxième petit boulot», note la directrice marketing.

» LIRE AUSSI: Les Français épargnent avant tout pour faire face aux coups durs

» LIRE AUSSI: Votre épargne est-elle à l'abri d'une crise financière?

Ils sont nettement moins enclins à faire appel à leur entourage (17%) ou solliciter un crédit (11%). «Ils n'hésitent pourtant pas à creuser leur découvert bancaire, ce qui est une forme de crédit au final», nuance Céline François. Cette solution est envisagée par 29% des Français en cas d'imprévu. Selon la Banque de France, les montants des découverts atteignent des sommets. L'encours total des découverts tricolores s'élevait à 7,6 milliards d'euros à la fin du premier trimestre de 2016. Soit une hausse de 2,7% sur un an.

»» LIRE AUSSI : La Garantie des Accidents de la Vie, mode d'emploi

» : Les Français auraient besoin de 467 euros par mois en plus

» : Chômage, croissance, pouvoir d'achat: l'horizon s'éclaircit pour la France

 

( Source LeFigaro.fr /Isabelle de Foucaud)

07/07/2016

BREXIT : QUE SE PASSE T'IL POUR LES CLIENTS FRANÇAIS DE BANQUES BRITANNIQUES EN FRANCE ?

barclays_3.jpg

 

Si la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne devient effective, les banques anglaises pourraient perdre leur accès aux marchés financiers européens. Pour l'instant, l'incertitude perdure.

Le président de la Fédération Bancaire Française, et directeur général de la Société générale, Frédéric Oudéa, a lancé l'avertissement vendredi dernier: le Brexit «change la donne dès aujourd'hui». En choisissant de sortir de l'Union européenne, le Royaume-Uni risque en effet de perdre le fameux «passeport européen» pour l'accès aux marchés financiers. Mise en place en 1993, cette directive européenne permet à une institution financière, basée à Londres, d'opérer dans n'importe quel pays de l'Union, grâce à la liberté de prestation de services.

»» Lire aussi: Brexit: les banques, principales victimes du choc boursier

«Grâce à ce dispositif, les banques ont la possibilité d'établir des succursales [NDLR: Dans ce cas, la banque ne bénéficie pas de la personnalité juridique, mais elle dispose d'une certaine autonomie de gestion, tout en restant rattachée à la maison-mère] dans n'importe quel pays de l'Union européenne et d'exercer en libre prestation de service depuis un point unique dans l'Union européenne», détaille Marie-Anne Barbat-Layani, directrice générale de la Fédération Bancaire Française, au Figaro. «Si l'article 50 du Traité de Lisbonne est activé, la question du maintien du passeport bancaire européen sera soulevée immédiatement car il ne peut pas fonctionner pour un non-membre de l'Union européenne. Dans tous les cas, des négociations entre le Royaume-Uni et les pays de l'UE vont s'engager pendant deux ans au moins».

Dès lors, faut-il s'inquiéter si l'on est client d'une banque en France, mais domiciliée à Londres? En vérité, tout dépend du statut sous lequel opère l'entreprise. S'il s'agit d'une filiale française d'un groupe bancaire britannique, comme HSBC France, il ne devrait pas y avoir de souci, puisque la banque, en étant domiciliée en France, est française.

»» Lire aussi: Travail, visa, santé: les conséquences pratiques du Brexit

«Aucune conséquence à court terme»

En revanche, pour les clients d'une succursale, il semble nécessaire que la banque clarifie la situation. De fait, si elles perdent leur accès aux marchés financiers européens, les succursales de banques britanniques, comme Barclays Bank PLC (dont la banque de détail est actuellement en vente) ou Royal Bank of Scotland à Paris, ne pourront plus opérer en France, ou dans n'importe quel autre pays de l'Union européenne. En 2014, l'Hexagone comptait 71 succursales bancaires ayant leur siège au Royaume-Uni, selon les derniers chiffres de la Banque de France.

»» Lire aussi: Et si le Royaume-Uni ne quittait jamais l'Union européenne?

 

Pour Georges Bory, co-fondateur de Quartet FS, les clients «doivent se renseigner auprès de leur établissement bancaire, pour voir si elle désire, à terme, installer une activité en France».

«Si le groupe bancaire choisit de rester domicilié au Royaume-Uni, les clients français seront sans doute contraints de se déplacer pour effectuer une opération», affirme Georges Bory, co-fondateur de Quartet FS, entreprise spécialisée dans la prise de décision analytique et la gestion de risques, au Figaro. «Le client doit rester vigilant, et prendre connaissance de la stratégie de son établissement bancaire».

«Aujourd'hui aucune conséquence n'est à prévoir à court terme pour les clients dans leurs relations avec leur banque», tempère Marie-Anne Barbat-Layani. Une opinion avec laquelle s'accorde le cofondateur de Quartet FS. «Tout dépend de la tournure que prennent les négociations», complète Georges Bory. A l'heure actuelle, aucune date n'a été définie pour initier les pourparlers qui devraient durer deux ans.

La rédaction vous conseille

 

 

(source LeFigaro.fr / Pauline Chateau )

05/07/2016

SCI OU INDIVISION, LE CONSEIL DU NOTAIRE POUR BIEN CHOISIR

 

SCI wpid-20141104-sci.jpg

 

Le Figaro Immobilier, en partenariat avec les notaires de France, répond aux questions que vous vous posez. Cette semaine, Me Hervé Drouault rappelle que malgré ses vertus, la SCI doit être utilisée avec discernement.

Supposée soulager tous les maux liés à la détention en commun d’un bien immobilier, la Société civile immobilière (SCI) n’en doit pas moins être utilisée avec prudence. Cette structure présente des contraintes tant lors de sa constitution que pendant son activité et enfin lors de sa dissolution, compensée par de nombreux avantages dont bénéficient ses associés notamment lors de la transmission de leurs parts.

C’est lors de la rédaction des statuts de la SCI (obligatoirement établis sous forme authentique en cas d’apports immobiliers) que doivent être respectées certaines règles relatives à la capacité des associés. Il faut être capable, au sens juridique du terme, pour créer une SCI, et son immatriculation au registre du commerce et des sociétés lui donnera la personnalité morale.

Si la SCI recourt au crédit, ce que ne manqueront pas de solliciter ses associés pour profiter pleinement d’une taxation atténuée en cas de donation des parts, la banque veillera au respect des formalités de constitution liées à la présence d’associés mineurs.

Stabilité de la SCI et précarité de l’indivision

On peut opposer à la stabilité de la SCI pouvant être créée pour une durée de 99 ans, la précarité de la détention d’un bien immobilier en indivision conventionnelle qui peut être dénouée à tout moment dans certaines conditions sauf pendant les 5 ans de la convention l’ayant créée. La durée de la SCI peut être réduite par des clauses adaptées, par exemple si le décès du survivant des associés fondateurs, ne justifiait plus son maintien.

Les modes de gestion des biens seront différents selon qu’ils sont demeurés en indivision ou apportés à une SCI. Dans l’indivision légale, la majorité des deux tiers devra être respectée pour la régularisation des actes de gestion (article 815-3 du CC), tandis que le gérant de la SCI agira seul pour tous les actes conformes à l’objet social, mais les statuts peuvent organiser des pouvoirs différents en faveur des gérants statutaires par opposition à ceux nommés ultérieurement.

Sans que la SCI puisse avoir une activité d’achat et de vente d’immeuble, ce qui dénaturerait son objet essentiellement civil, elle pourrait être amenée à aliéner l’immeuble acquis et géré par elle afin d’y substituer un bien plus adapté au besoin de ses associés.

Souplesse de l’indivision contre formalisme de la SCI

Si cette vente nécessite l’accord unanime des indivisaires, auquel il pourrait être substitué en cas de refus non motivé de l’un d’eux, l’autorisation du tribunal, le gérant de la SCI spécialement autorisé par les statuts pourra exceptionnellement revendre l’immeuble social dès lors que l’opération est conforme à son objet. Mais là encore si l’aliénation met fin à l’activité de la SCI, l’unanimité des associés sera exigée.

À la souplesse de la gestion d’un bien immobilier indivis, on opposera le formalisme lié à la détention d’un bien immobilier par une SCI. En effet, l’administration fiscale serait tentée d’opposer aux associés la fictivité de la SCI si aucune comptabilité n’était régulièrement tenue et si aucune assemblée générale annuelle n’approuvait les comptes, et de plus à défaut de dépôt de la déclaration fiscale annuelle 2072.

On observe aussi qu’un ou plusieurs associés peuvent souhaiter bénéficier de la jouissance gratuite de l’immeuble social. Cet avantage est admis si tous les associés en bénéficient. Dans l’hypothèse contraire, le ou les bénéficiaires pourraient être contraints de supporter un loyer.

Face à ces contraintes, la transmission des parts organisée peut être optimisée. Tout d’abord les associés donateurs de parts, peuvent conserver l’usufruit viager ou temporaire de celles-ci. Outre l’avantage lié à l’absence de taxation de cet usufruit réservé sauf en cas de renonciation anticipée, évalué en considération de l’âge des usufruitiers au moment de la donation, ce sera l’occasion de conférer aux donateurs, souvent nommés co-gérants, pour une durée illimitée, les pouvoirs les plus étendus pour gérer seuls la SCI, ne laissant à leurs enfants nus-propriétaires que des pouvoirs restreints relatifs au changement de forme de la société ou à sa dissolution.

Transmission et avantage fiscal

Les donataires nus-propriétaires devront être convoqués à toutes assemblées générales et si leurs pouvoirs sont restreints, ils n’auront qu’une voix consultative. Notons que le régime de l’indivision nécessite l’unanimité pour établir un acte de disposition que la propriété de l’immeuble soit démembrée ou non. Bien souvent la SCI s’endette lors de l’acquisition d’un bien immobilier réduisant la valeur temporaire de l’actif détenu.

Cette minoration de la valeur des parts durant l’amortissement de l’emprunt, peut-être l’occasion de transmettre des parts à des descendants, la valeur fiscale de celles-ci correspondant à l’actif net de la SCI (valeur de l’immeuble moins emprunt) entraînant une taxation sur l’actif net. Cette opération simple doit être précédée de l’accord de la banque, ayant octroyé le prêt.

En cas de non-respect de ce formalisme, le créancier pourrait exiger le remboursement anticipé du prêt. À ce financement est de temps à autre substitué un apport en compte courant par l’un des associés. Il est alors recommandé de transmettre partie ou totalité de celui-ci aux donataires concomitamment à la donation.

Là encore, les statuts pourront contenir des clauses restrictives en cas de transmission à titre gratuit, en raison du caractère intuitu personae de la SCI eu égard à sa vocation essentiellement familiale, caractéristique que ses associés fondateurs souhaitent bien souvent préserver.

L’avantage fiscal procuré par l’apport d’un bien immobilier à une SCI en vue de sa transmission doit être privilégié par rapport à une détention en indivision. Mais ne réaliser cette opération que dans le but d’éluder le paiement de droits en effectuant dans des délais trop proches tant l’acquisition de l’immeuble que l’apport et la donation de parts, pourrait tomber sous le coup de l’abus de droit fiscal.

 

Retrouvez une simulation investissement PINEL avec COGEDIM

La rédaction vous conseille :

 

(Source Le Figaro Immobilier )